sculpture raku

EXPOSITIONS ET COURS DE

Le RAKU

signifie : joie, bonheur, sérénité,

dans une conception zen de la vie.

L'atelier de poterie n'est pas un lieu de contemplation, mais un centre de confrontation aux confins des quatre éléments. L’eau qui nous abreuve, l’air que nous respirons, le feu qui nous réchauffe la terre qui nous porte.

Cuisson très particulière qui nous vient du Japon apparue au 16ème siècle, elle s'applique surtout à des objets décoratifs puisqu'elle ne permet pas une étanchéité complète. Les pièces sont cuites une 1ère fois normalement dans un four de potier. La 2ème cuisson est celle de l'émail et/ou de l’enfumage et est très différente.

 

Lorsque la température du four atteint environ 950 à 1000°, les pièces sont sorties incandescentes du four à l'aide de longues pinces et déposées dans un caisson ou bassine en métal contenant un lit de sciure de bois et enfumées. Après un certains laps de temps, les pièces émaillées sont plongées dans de l'eau froide. La rétraction de l'émail et l'enfumage provoquent ou pas les fameuses craquelures caractéristiques du Raku.

 

Pour moi, la technique du raku est une recherche intérieure, une quête de l'essentiel, une spontanéité.

 

Chaque démarrage de façonnage de pièces est un pas vers un autre monde, chaque ouverture de four est l'espoir de découverte de l'objet-plénitude, celui qui me remplit le coeur de fierté et de joie et quelque fois aussi de déception, mais qui me donne envie de continuer, d'aller plus loin, jusqu'au bout de mes rêves et de ma passion et surtout d’accepter la pièce comme elle vient ce qui est quelque fois plus difficile.

Pratiquer le «Raku» est comme un voyage dont on ne peut soupçonner les découvertes et les escales imprévues. C’est aussi partir à la recherche de sa propre sensibilité, d’une intimité intérieure à découvrir. De nos jours, mon objectif, en travaillant à la façon de ces potiers japonais n’est pas de les imiter, mais d’essayer la conquête de la plénitude, du silence et du secret.

 

Après de nombreuses années de fidélité à cette pratique c'est toujours avec le même plaisir, la même jouissance pourrais-je dire, que je plonge mes mains dans la terre où la recherche de forme et d'équilibre esthétique est omniprésente et où je visualise déjà la forme finale.

 

Il ne faut pas oublier que le « Raku » est le fruit de la rencontre entre un artisan et un lettré, d’une poterie paysanne et d’un rituel raffiné étroitement lié à la philosophie Zen qui met l’accent sur la beauté de la simplicité et du naturel.

Rachèle

L'atelier

Rue du Grand-Pont 3, 1950 Sion